Portrait de Yann BACQUET, architecte DPLG.

Portrait

Yann BACQUET, de Paris à Ruffec, en passant par l’Asie

Architecte DPLG, formé à Paris, passé par le Vietnam et le Moyen-Orient, fondateur d’AD VITAM en Charente.

Architecte DPLG, formé à Penninghen puis à l’École d’architecture de Paris-La Villette, Yann BACQUET a travaillé en agence à Paris, dirigé des projets au Vietnam et mené près de 70 missions humanitaires en Asie avant de fonder AD VITAM en Charente. Un parcours moins défini par un type de bâtiment que par une façon de lire les lieux.

Novembre 2026

Qu’est-ce qu’un parcours entre Paris, l’Asie et la Charente apporte à un projet ?

Tout commence par le dessin, à Penninghen : non comme une simple technique, mais comme une manière de regarder, de comprendre, de juger et de composer vite. C’est ensuite à l’École d’architecture de Paris-La Villette que se construit sa façon de penser l’architecture : lire un lieu à plusieurs échelles, du territoire au bâtiment, faire la synthèse, partir du site et du programme plutôt que d’une forme. Il y obtient son diplôme d’architecte DPLG en 2003, avec un projet de fin d’études consacré à Ruffec. En 2008, une formation à l’École de Chaillot l’ancre dans la lecture de l’existant et du patrimoine.

Viennent ensuite plusieurs agences en région parisienne, de 2003 à 2009, et une première mission au Moyen-Orient, en 2007, à Al Ain, aux Émirats arabes unis, sur un projet universitaire. En 2009, il dirige pendant un an, sur site, l’équipe de synthèse architecturale du Mandarin Oriental, rue Saint-Honoré, à Paris. La même année, il suit à l’École d’architecture de Paris-Belleville l’enseignement « L’Architecte et l’Urgence ».

De 2010 à 2016, il s’installe au Vietnam, à Hanoï puis à Saigon. Chef de projet, puis responsable d’un studio, il travaille sur des hôtels, des villas, des resorts et des projets urbains. En parallèle, il mène des missions en indépendant pour des agences françaises : retail de luxe pour Louis Vuitton à Paris, hôtellerie, architecture intérieure, dont le Consulat d’Italie à Saigon.

De 2012 à 2019, il conduit près de 70 missions humanitaires d’étude de faisabilité au Vietnam, au Cambodge, en Thaïlande, en Inde et au Népal : des écoles, des orphelinats, des centres, des villages, dont des projets après le séisme de 2015 au Népal. Il y apprend à intervenir dans des contextes contraints, avec une information imparfaite.

En 2019, il fonde AD VITAM à Ruffec. Depuis, l’agence a mené près de 300 projets et études, surtout sur le bâti existant, en Charente, dans les Deux-Sèvres et dans la Vienne. Les séjours au Vietnam continuent, comme les études de faisabilité : une cinquantaine à ce jour, dont trente au Vietnam.

Paris, l’Asie, la Charente : le fil commun n’est pas un type de bâtiment. C’est une capacité à rester pertinent dans des situations complexes, contraintes et interculturelles, et à lire un lieu avant de le transformer.

Ses articles prolongent cette démarche. Pour la découvrir sur un sujet précis, lisez L’architecture commence par ce qui est déjà là, puis parcourez Tous les articles.